Scandale au Palais d’El Mouradia : Une cellule de cyber-surveillance secrète démasquée au cœur du pouvoir algérien – News


L’Algérie traverse une zone de turbulences informationnelles sans précédent. Des fuites récentes, relayées avec insistance par l’opposition, notamment par la voix d’Amir Boukhors (Amir DZ), mettent en lumière l’existence d’une cellule numérique ultra-confidentielle logée au sein même du palais présidentiel d’El Mouradia. Cette structure, opérant dans un secret absolu et sous une protection sécuritaire drastique, aurait pour mission principale de surveiller, d’orienter et de manipuler le débat public sur les réseaux sociaux.
Le fonctionnement de cette unité relève de méthodes dignes des régimes les plus autoritaires. Les révélations évoquent l’utilisation de “fermes de téléphones” massives, permettant de piloter simultanément des milliers de comptes fictifs.
Ces armées de “bots” sont chargées de saturer l’espace numérique pour gonfler artificiellement les tendances favorables au régime, tout en lançant des attaques coordonnées contre les opposants et les journalistes indépendants. Ce dispositif transforme l’outil numérique en un simple prolongement des services de renseignement traditionnels, visant à transposer la répression physique dans l’espace virtuel.

Ce qui choque particulièrement les observateurs, c’est l’opacité totale entourant les budgets alloués à cette technologie de pointe. Alors que le pays réclame des réformes économiques profondes et une meilleure gestion des ressources, des fonds publics massifs semblent être détournés vers la “guerre numérique”.
Plutôt que d’investir dans l’inclusion numérique ou l’éducation, Alger privilégie une logique d’encerclement de l’information. Cette stratégie de “maquillage numérique” de la réalité tente de masquer les impasses internes et les échecs de la diversification économique du pays.

L’impact de cette cellule ne s’arrête pas aux frontières nationales. Elle servirait également d’instrument dans les rivalités régionales, notamment pour alimenter des narratifs hostiles au Maroc sur le dossier du Sahara. En alimentant la polarisation en ligne, ce dispositif érode la crédibilité internationale de l’Algérie et fragilise la confiance au sein du Maghreb.
Face à ces allégations d’une extrême gravité, le silence assourdissant des autorités algériennes ne fait qu’alimenter la suspicion. Dans une démocratie, de telles révélations auraient entraîné des enquêtes parlementaires ; en Algérie, elles confirment l’image d’un pouvoir qui se replie dans l’ombre numérique pour échapper au contrôle de son peuple.