S-400, SU-57,22 milliards:comment l’Algérie s’impose comme la première puissance militaire d’Afrique – News


Pendant longtemps, le récit dominant était simple. L’Algérie serait isolée, condamnée à céder face aux pressions occidentales. C’est ce que répé tous les analystes. Pourtant, la réalité a pris une toute autre direction. En 2024, Alger signe des contrates militaires russes à hauteur de 19 milliards de dollars l’année suivante.
En 2025, Abdel Majid, Teboun accueille à Alger des représentants de Haan venus directement de Moscou. Et en 2026, le constat est sans appel. L’Algérie devient le partenaire stratégique numéro 1 de la Russie en Afrique du Nord. Alors, comment expliquer ce basculement ? Pourquoi ce virage majeur reste-t-il si peu abordé dans vos médias habituels ? Et surtout, quelles conséquences cela implique-t-il pour l’avenir du pays, pour la diaspora et peut-être même pour vous ? Personnellement, c’est exactement ce que nous allons analyser ensemble
aujourd’hui. Bienvenue sur cette chaîne. Si vous venez d’arriver, retenez bien ceci. Ici, pas de discours formaté, pas de défense aveugle, pas d’attaque gratuite. Une seule ligne directrice, comprendre et exposer les faits. Et lorsqu’il s’agit de l’Algérie, la réalité dépasse souvent largement ce que racontent les écrances traditionnelles.
Le sujet du jour, le rapprochement entre Alger et Moscou, une relation qui dérange à Paris, qui interpelle à Washington et qui reste étonnamment flou dans les journaux télévisés. Et ce flou n’est pas un hasard car si cette dynamique était expliquée sans filtre beaucoup, comprendrez pourquoi l’influence occidentale sur l’Algérie s’ffrite et ça certains préfèrent l’éviter.
Avant de poursuivre une question simple, vous regardez cette vidéo depuis où indiquez votre ville et votre pays en commentaire que vous soyez en Algérie, en France, en Belgique, au Canada, au Royaume-Uni ou en Australie. Votre retour compte ce sujet concerne toute la diaspora et vos réponses permettent d’aller plus loin dans l’analyse.
Et si ce n’est pas encore fait, pensez à vous abonner. Cette chaîne a une mission claire. Montreer l’Algérie telle qu’elle est réellement et non tel qu’on vous la présente. On va travailler en trois grandes parties aujourd’hui. La première, l’alliance militaire entre l’Algérie et la Russie. Ce qu’elle représente concrètement en terme d’armement de puissance de stratégie.
La deuxième, l’alliance économique, le gaz, le pétrole, les milliards que peu de gensent vraiment. et la troisième, la signification géopolitique globale, ce que tout cela dit du monde dans lequel on vit et de la place que l’Algérie y prend. On commence. Parlons d’abord des chiffres parce qu’on ne peut pas parler d’une alliance sans évoquer ce qu’elle représente concrètement.

L’Algérie est aujourd’hui en 2026 le premier acheteur d’armes russes en Afrique. Le premier pas, le deuxè pas, le 3e, le premier. Depuis les années 1960, depuis l’indépendance, l’Algérie s’est armée principalement en Russie ou plutôt en Union soviétique à l’époque. Cette relation dure depuis plus de 60 ans. 60 ans.
C’est une alliance plus ancienne que beaucoup de pays africains indépendants. Mais ce qui a changé, c’est l’ampleur et la nature. On ne parle plus de simple achat de matériel, on parle d’un partenariat stratégique profond. Un partenariat qui couvre le militaire, l’économie, la diplomatie et qui positionne l’Algérie différemment de tous ses voisins.
Parlons de l’armement en premier parce que c’est là où cela devient vraiment intéressant. L’Algérie possède aujourd’hui le système de défense antiaérienne S400. Le Saten russe, pour ceux qui ne connaissent pas, le S4, c’est le système antimissile le plus avancé du monde en terme de défense aérienne de zone. Il peut détecter et détruire des avions furtifs, des missiles balistiques, des drones à haute altitude avec une portée de 400 km.
400 km, cela couvre une portion considérable de la Méditerranée depuis le sol algérien. Rappelez-vous ce qui s’est passé quand la Turquie a acheté le S4. L’OTAN a failli l’exclure. Les États-Unis ont imposé des sanctions. C’était une crise diplomatique majeure et l’Algérie a le S4 sans en silence, sans crise majeure, sans sanction.
Pourquoi ? Parce que l’Algérie n’est pas membre de l’OTAN et n’a aucune intention de le devenir et parce que l’Europe a besoin du gaz algérien. Mais j’anticipe, on y revient. Le escotre signifie concrètement que l’Algérie peut voir détecter et potentiellement intercepter tout ce qui vole au-dessus ou près de ces côtes, tout y compris des avions militaires occidentaux.
C’est pour cela que l’Occident est nerveux. Ce n’est pas une question de sentiment ou de principes, c’est une question de puissance de feu réelle. Continuons parce que le S400 n’est que le début. L’Algérie a commandé des chasseurs de 4e génération avancé de la famille SUT depuis plusieurs décennies. Mais ce qui a changé récemment, c’est l’intérêt algérien pour le SU57.
Le SU57, le chasseur de 5e génération russe, le concurrent direct du F35 américain, un avion furtif hypersonique capable d’opération au-delà de la portée visuelle et les discussions entre Alger et Moscou sur ce sujet ont avancé. Réfléchissez à ce que cela signifie. L’Algérie ne se contente pas d’acheter du matériel standard.
Elle vise le haut de gamme. Elle vise ce que les pays les plus puissants au monde ont du mal à obtenir. Et cela dit quelque chose sur la relation entre les deux pays. La Russie ne vend pas ses meilleures technologies à n’importe qui. Elle les vend à ses alliés stratégiques. Ses vrais alliés, pas ses clients occasionnels, ses alliés.
L’armée algérienne compte aujourd’hui 600000 actifs. Le budget militaire en 2025 était d’environ 22 milliards de dollars. 22 milliards, c’est le plus grand budget militaire d’Afrique devant l’Égypte, devant l’Afrique du Sud, devant le Nigéria. L’Algérie dépense plus pour sa défense que tout autre pays africain et cette puissance est construite avec la Russie.
Maintenant, j’entends certains qui vont me dire “Mais cela ne nous met pas dans la poche de Moscou. Est-ce que l’on remplace une dépendance par une autre ? On était dépendant de la France pendant 132 ans. Est-ce que l’on va maintenant être dépendant de la Russie ? C’est une question légitime et honnête. Et c’est là où l’Algérie a été stratégiquement brillante parce que l’Algérie ne met pas tous ses œufs dans le même panier.
Pendant qu’elle achète des systèmes russes Bicid système russes avancés, elle diversifie. Elle a commandé des drones à la Turquie. des drones qui ont prouvé leur efficacité sur plusieurs théâtres d’opération. Elle explore des partenariats avec la Chine pour certains équipements spécifique et elle maintient des contacts avec des fournisseurs européens pour d’autres domaines.
Ce n’est pas de la dépendance, c’est de la souveraineté stratégique. On choisit ses partenaires, on diversifie ses sources, on ne se lit pas à un seul maître. Et c’est exactement ce que la France ne peut pas accepter parce que la France pendant des années a tout fait pour que l’Algérie soit liée à elle économiquement, militairement, culturellement dépendante.
Et aujourd’hui, l’Algérie choisit ses propres alliances sur ses propres critères à ses propres conditions. C’est cela l’intolérable pour Paris. Pas l’alliance avec la Russie en elle-même, c’est le fait que l’Algérie ose. Passons maintenant à la deuxème partie. Et je vous préviens, c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes parce que l’on va parler de ce qui fait vraiment peur à l’Occident.
Pas les armes non l’argent, les ressources et le vrai rapport de force. Mais avant d’y aller, si cette analyse vous apporte quelque chose, aimez cette vidéo maintenant. Cela coûte 2 secondes et cela aide cette chaîne à exister. Merci. On continue. Parlons de ce qui fait vraiment trembler les chancelleries européennes.
Pas les missiles, pas les avions, les barils de pétrole et les milliards de mètres cubes de gaz. L’Algérie et la Russie ont quelque chose en commun qui en fait des alliés naturels. Ils sont tous les deux des exportateurs massifs d’hydrocarbure dans un monde qui a soif d’énergie et cela change fondamentalement la nature de leur relation.
La Russie est le premier ou deuxième producteur de pétrole mondial selon les années. L’Algérie possède des réserves de gaz naturelles parmi les plus importantes du monde. Ensemble, ces deux pays peuvent influencer les marchés de l’énergie sur l’ensemble de la planète. pas contrôler, influencer, nuance importante, mais une influence réelle.
Et c’est exactement ce qui s’est passé en 2022 quand l’Europe a voulu sanctionner la Russie après l’invasion de l’Ukraine. Quand l’Europe a cherché à réduire sa dépendance au gaz russe, elle s’est retournée vers l’Algérie. Vers qui d’autre pouvait-elle se tourner ? vers le Qatar qui avait d’autres engagements vers la Norvège dont les capacités étaient déjà utilisées à plein et vers l’Algérie qui avait les ressources, les infrastructures et la volonté de fournir.
Son attraque, la compagnie nationale algérienne est devenue en quelques mois le principal fournisseur de gaz de l’Italie, le principal fournisseur et et elle a signé des contrats record avec plusieurs pays européens, des milliards, des dizaines de milliards de dollars, 59 milliards de mètres cubes de gaz. C’est ce que l’Algérie a exporté en 2025 milliards de mètres cb.
L’Europe avait froid et avait peur. L’Algérie lui a tendu une bouteille de chaleur et elle a fixé ses propres conditions. Vous comprenez ce que cela veut dire ? Ce n’est plus l’Europe qui dicte. Ce n’est plus Paris qui ordonne, c’est Alger qui négocie d’égal à égal ou presque. Et pendant ce temps, du côté de de la coordination russo-algérienne sur l’énergie, les choses avancent aussi.
Les deux pays coordonnent leur politique au sein de l’OPEP. L’OPEP+, c’est l’organisation qui regroupe l’OPEP historique plus la Russie et d’autres grands producteurs. Cette organisation décide des niveaux de production mondiaux de pétrole et donc indirectement des prix à la pompe dans le monde entier.
Quand l’Algérie et la Russie s’alignent dans leur position au sein de l’OPEP, plus leur influence combinée n’est pas négligeable. Ce n’est pas une domination, mais c’est un poids réel. Les échanges commerciaux bilatéraux entre l’Algérie et la Russie ont connu une croissance significative ces dernières années. Le blé russe contribue à l’approvisionnement algérien en céréales.
Les engrais russes approvisionnent le secteur agricole algérien et en échange, l’Algérie offre des opportunités d’investissement et un accès géostratégique à la Méditerranée que la Russie n’avait pas auparavant. Et parlons justement de cette position géostratégique parce que c’est souvent le volet le plus oublié de cette alliance.
L’Algérie est géographiquement au Carrefour de tout. Au nord, la Méditerranée et l’Europe. À l’est, la Tunisie et la Libye. Au sud, le Sahel qui est en train de basculer complètement. Et à l’ouest, le Maroc avec qui les relations sont compliquées. Mais surtout, l’Algérie à 6000 km de frontière terrestre, 6000 km. Aucun mouvement au Sahel ne peut ignorer l’Algérie.
Aucune politique en Méditerranée ne peut contourner l’Algérie et aucune stratégie russe en Afrique ne peut se déployer sans tenir compte de l’Algérie. C’est cela la vraie monnaie d’échange algérienne dans cette alliance. Pas seulement les ressources, la position, la géographie, l’emplacement. Et maintenant, parlons d’une question que je vois souvent dans les commentaires de chaînes similaires à celle-ci.
Est-ce que l’Algérie risque d’être sanctionnée par l’Occident pour sa proximité avec la Russie ? Est-ce que l’on va payer un prix réponse directe et honnête ? Non. Et pour des raisons très concrètes, l’Europe ne peut pas se permettre de sanctionner son fournisseur de gaz. C’est aussi simple que cela. Quand votre maison risque de manquer de chauffage cet hiver, vous ne vous disputez pas avec celui qui vous vend le fioule.
Vous négociez poliment et vous payez le prix qu’il fixe. C’est cela la vraie souveraineté. pas dans les discours, pas dans les cérémonies, dans les ressources, dans les capacités, dans l’irremplaçabilité. L’Algérie est devenue en partie grâce à sa relation avec la Russie et en partie grâce à sa propre stratégie, un acteur difficile à contourner.
Et les acteurs difficiles à contourner n’ont pas peur des sanctions. Voilà pour la partie économique, 3è partie maintenant. Et c’est là où l’on prend du recul, où l’on regarde le tableau global parce que ce qui se passe entre l’Algérie et la Russie dépasse largement les deux pays. C’est le signe d’un monde en train de se restructurer profondément.
Depuis la fin de la guerre froide, en 1991, le monde fonctionnait selon un modèle que l’on croyait permanent. L’Occident dominait, les États-Unis décidaient, l’OTAN s’étendait à l’est et les pays du sud choisissaient leur camp, soit avec l’Occident, soit isolé, soit dans une pauvreté consentie. Ce modèle est en train de mourir lentement mais réellement.
Le Brésil refuse de suivre Washington aveuglément. Lind achète du pétrole russe malgré les pressions. La Chine construit son propre modèle de développement et ses propres routes commerciales. L’Arabie Saoudite discute avec qui elle veut et l’Algérie dans ce contexte africain et méditerranéen est en train de devenir un acteur central de ce nouvel ordre mondial qui se dessine.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’Algérie et pour nous ? Premièrement, cela signifie que l’Algérie n’a plus peur. Pendant longtemps, la politique étrangère algérienne était prudente réservée. On ne voulait pas froisser les uns ni les autres. On marchait sur des œufs diplomatiquement. Aujourd’hui, Teboun parle, il dit non quand c’est non.
Il dit nos conditions quand il négocie. Il reçoit qui il veut et il refuse de recevoir qui ne mérite pas d’être reçu. Ce changement de ton, ce n’est pas de l’arrogance, ce n’est pas de la provocation gratuite, c’est de la confiance. La confiance d’un pays qui commence à comprendre ce qu’il vaut. Deuxièmement, cela signifie que l’alliance algérousse envoie un message à toute l’Afrique et ce message est simple. On peut choisir ses partenaires.
On peut dire non à la France. On peut acheter des armes là où on trouve les meilleurs. On peut vendre ses ressources aux conditions que l’on fixe et on peut le faire sans être écrasé, sans être sanctionné de manière létale, sans être isolé. Ce message Ibrahim Traoré au Burkina Faso l’a entendu.
Assimigoita au Mali l’a entendu. Des dizaines de dirigeants africains le reçoivent et y réfléchissent. L’Algérie n’envoie pas de soldat pour libérer l’Afrique. Elle n’a pas besoin de cela. Elle donne l’exemple et l’exemple parfois vaut mieux que 1000 soldats et 1000 discours réunis. Troisièmement, et c’est peut-être le point le plus douloureux pour Paris, l’alliance algérousse illustre l’incapacité structurelle de la France à maintenir son influence dans son ancienne zone.
La France a perdu le Sahel. La France perd de l’influence en Algérie. La France voit ses contrats d’armement remplacés par des contrats russes et chinois. Et la France ne peut que constater parce que l’Algérie n’est pas dans la zone franc. L’Algérie ne dépend pas de l’aide française. L’Algérie n’a aucune dette à rembourser à Paris.
C’est cela qui est difficile à accepter pour la France par l’alliance en elle-même, c’est l’impuissance à y répondre, à peser, à menacer. Emmanuel Macron peut faire des discours sur les mémoires et l’histoire partagée. Il peut jouer sur les visas pendant quelques mois. Mais au fond, les personnes lucides à l’Élysée savent l’Algérie a d’autres cartes à jouer et elle les joue de mieux en mieux.
L’Occident avait l’habitude d’un monde où il fixait les règles où les pays du sud jouent avec ses cartes selon ses règles sur son terrain. Ce temps n’est pas complètement révolu mais il se fissure et l’Algérie est l’un des premiers pays Méditerran à avoir compris que les règles pouvaient changer et à avoir agi en conséquence.
Alors voilà, on vient de faire un tour complet de cette alliance qui dérange, qui surprend, qui interroge. On a vu que militairement l’Algérie a fait le choix d’une armée autonome équipée des meilleures technologies disponibles. S400 familles SU30 drones 4600 soldats, 22 milliards de budget annuel, la première puissance militaire d’Afrique.
On a vu qu’économiquement le gaz algérien est devenu une carte diplomatique de premier plan. Son attraque négocie d’égal à égal avec les grandes compagnies européennes et 59 milliards de mètres cubes exportés annuellement parle plus que n’importe quel discours. Et on a vu que géopolitiquement l’Algérie est en train de s’imposer comme un acteur incontournable entre l’Afrique, la Russie et un Occident qui doit apprendre à négocier plutôt qu’à dicter.
Maintenant, j’ai trois questions pour vous et j’attends vos réponses dans les commentaires. Première question. Pensez-vous que l’alliance entre l’Algérie et la Russie est bonne pour l’Algérie sur le long terme ou est-ce que l’on risque de remplacer une dépendance par une autre ? Je veux vraiment savoir ce que vous en pensez.
2e question. Est-ce que vous croyez que la France va un jour accepter de perdre définitivement son influence en Algérie ou est-ce que Paris va continuer à se battre par tous les moyens disponibles, y compris les visas, les médias et la politique intérieure française ? 3è question est celle celle-là me tient particulièrement à cœur vous qui faites partie de la diaspora qui vivez en France, en Belgique, au Canada, en Angleterre, partout dans le monde.
Est-ce que vous ressentez un changement dans le regard que les gens autour de vous portent sur l’Algérie ? Est-ce que quelque chose a changé dans la façon dont on vous parle de votre pays ? Répondez dans les commentaires. Chaque réponse m’aide à construire les prochaines vidéos. Et je lis tout.
Si cette vidéo vous a appris quelque chose que vous ne saviez pas avant, partagez-la avec votre famille, avec votre communauté, avec ceux qui pense encore que l’Algérie est un pays sans voie sur la scène internationale. Montrez-leur que non. La prochaine vidéo, on va parler de quelque chose encore plus proche de vous, la diaspora algérienne, 10 millions de personnes à travers le monde, ce qu’elles apportent vraiment à la France et à l’Europe et pourquoi ce sujet est presque interdit dans les médias français.
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