Révélations. La conspiration contre Belaribi : Les coulisses interdites de la Présidence algérienne – News

Nous sommes au début du mois de février de l’année 2025. Ce jour-là, le ministre de l’habitat en Algérie, Tar Baribi débarque à la présidence de la République, le fameux palais présidentiel d’ Moradia. Énervé, exaspéré, dégoûté, il entre précipitamment dans le bureau d’un certain Amirosh Hamadh, le secrétaire particulier du chef de l’État algérien, Abdul Majid Teboun.

 Benbi demande à voir le président de la République en extrême urgence. Il est inquiet, il est énervé, il est stressé, il est angoissé. Une discussion animée s’en suit entre Tarq Bil, celui qui dirige le ministère de l’habitat de l’urbanisme en Algérie depuis 2021 et celui qui considéré par de très nombreux observateurs comme l’un des plus fidèles soldats d’Abd Majid Teboun et l’un de plus l’un des collaborateurs les plus appréciés par le président algérien.

 Ministre de l’habita et de l’urbanisme de la ville depuis exactement le 21 février 2021. Le 21 février 2021, Tarq Baribi se sent danger parce qu’il a appris qu’une enquête judiciaire a été lancée à son encontre. Quand il voit Hamedairou, il lui pose directement la question où est le président ? Est-ce qu’il est arrivé ou pas encore ? Amirou Hamadesh, le secrétaire parti de Teboun lui répond très calmement.

 Il va venir dans un instant. Mais que se passe-t-il ? enchaîne une enquête a été ouverte contre moi pour des affaires de corruption liées au stade de Dera et de B. Hammadir reprend la parole. Mais qui est cet imbécile qui aurait pu euh qui a qui a pu se permettre d’ouvrir une enquête contre toi alors que tout le monde en Algérie connaît ta proximité avec le président et tout le monde connaît toute l’affection et la que te porte le président Abdid Teboun.

On vous explique pourquoi la France et l'Algérie se prennent la tête depuis  six mois

 Tal Bibbi sur un air cholérique s’énerve et répond va demander à ton nouveau ministre de la justice que vous avez nommé LF Bjama. C’est lui qui a donné son accord pour lancer une enquête contre moi au tribunal de Sid Mohammed. L Bjema c’est notre personnage de cette intrigue que nous allons vous raconter aujourd’hui.

 Routati, cette scène que nous vous décrivons, elle s’est déroulée exactement comme nous vous la racontons, comme nous allons vous le révéler aujourd’hui. Nous allons aujourd’hui vous raconter les coulisses interdites de la présidence algérienne. Nous allons vous plonger avec nous dans ce récit au cœur d’une grande et dangereuse conspiration.

 qui a failli déstabiliser le pouvoir te boun au cours du mois de février 2025. Une conspiration qui témoigne ou qui démantre qui témoigne de la gravité de l’immoralité qui règne au plus haut sommet de l’État algérien. Une conspiration qui reflète parfaitement le degré très élevé de l’instrumentalisation politique de la justice.

 L’f Bjama est le deuxème acteur de cette histoire. L Bjama est le ministre de la justice en Algérie depuis 19 novembre 2024 au mois de février 2025 il a à peine 2 mois ça fait à peine 2 mois qu’il est déjà en poste et Mapha et Tar Belarbi lui en veut très particulièrement puisqu’il pense que c’est lui qui a qui veut sa tête et qui a communiqué au juges une instruction pour ouvrir une enquête judiciaire qui pourrait accabler et qui pourrait provoquer non seulement sa disgrâce sa chute mais probablement aussi son emprisonnementadach est étonné le secrétaire particun il est

très étonné par les révélations que lui font que lui fait tibi comment un ministre de la justice installé dans son poste et à peine de cela 2 mois peut se permettre d’enquêter sur le ministre préféré et l’homme de confiance du président Abdid Teboun Tal Balib se met alors à crier à menacé il était très énervé il a commencé à parler de l’fou jamaah il a collecté lui-même des informations très entre guillemets particulière très personnel sur le bem qu’il voulait à tout prix confier Abdid pour que convaincre et persuader le

président de le défendre contre ce nouveau ministre de la justice verreux et corrompu et qui veut saboter la politique du gouvernement et le programme ambitieux d’Abdjebou dans le secteur de l’habitat dont le principal pilote et son ministre et préféré Tar Tarq Belaribi. bi raconte à Miro va il raconte à Mirou que l’ Bj travaillait dans un hôtel à Anaba avant de rejoindre le corps de la magistrature et qui louait des chambres à des prix élevés à des couples non mariés.

Revelations. The conspiracy against Belaribi: The forbidden backstage of  the Algerian Presidency - YouTube

 Elle a travaillé comme réceptionniste dans un hôtel à Anaba et qu’il faisait son principal business avec des couples non mariés qui voulait profiter euh de leurs amours secrets euh son euh à l’abri des regards. Euh Bilbi promet de tout révéler. Il dit même qu’il dispose de témoins parmi dans son entourage personnel des amis à lui qui sont passés par Hanaba dans lequel travailler l’f boujama menace il crie, il dit je jure qu’il ne mangera plus de pain je jure que je vais tout raconter que je vais tout déballer et que l’opinion publique et que toute

l’Algérie connaîtra la vérité sur ce ministre de la justice qui s’appelle Jamair Hamad tente de le calmer en lui disant ne t’inquiète pas calme. Calme-toi. Le président arrive, on va régler tout cela avec lui aujourd’hui. À l’arrivée de Abdidboun, Bilaribi Tar Bilaribi s’adresse directement à lui sans aucun ménagement.

 Il parle avec il lui parle à cœur ouvert. Monsieur le président, ils vont m’envoyer en prison. Acceptez-vous cela après tous mes sacrifices à vos côtés. Abdidun est choqué d’apprendre de voir un de voir son ministre de l’habitat totalement bouleversé, épuisé émotionnellement et sous le choc disons même très ému. Abdidun lui répond mais que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? Belaribi lui raconte alors toute l’histoire.

 Il lui explique qu’une enquête a été enclenchée à son encontre de C Mohammed sous les ordres direct de l’Fa, le ministre de la justice. Abdid Tun demande alors qu’on appelle en urgence Boal Boal son directeur de cabinet. Il lui adresse la parole dès que Boem Boalam entre dans son bureau. Mais que fait ton ministre de la justice ? Qu’est-ce qu’il fait ton ministre de la justice que tu m’as ramené ? Est-ce qu’il veut devenir un héros ? Ne sait-il pas que Tar Bibi est comme mon fils ? Est-ce qu’il ne sait pas que Tarbi a est pour moi et aussi important pour moi que

mes trois fils Mohammed Khalid et Elias ? Ce qu’il touche ce qu’il touche à celui qui touche à Tar Bibbi me touche moi. Alors il ordonne directement à Boam Balem de démettre de ses fonctions le ministre LF Bjema. Boem Balam est totalement dépassé par la situation. Il est lui-même surpris. Il ne comprend pas.

 En tout cas, il fit mine de ne pas comprendre. Vous allez comprendre euh pourquoi je dis cela. Parce que Bem Boem est un un excellent, on va dire euh comédien. Alors euh Boem Boem, il va calmer les ardeurs du président. Au départ, il va calmer la colère du président. Il lui dit “Monsieur le président, on ne peut pas limoger un ministre, celui de la justice, un département régalien alors qu’il a été nommé uniquement depuis 2 mois.

” Je rappelle que l’ fait B jamaah euh dont vous allez le voir à l’écran est nommé encore une fois que depuis le mois de novembre 2024, ça aurait été un énorme scandale en Algérie si le boujah avait été dimis de cfonction 2 mois après. Les langues vont se vont se délier, les gens vont se poser des questions, les interrogations les plus vives vont être lancées.

 Mais pourquoi l’imogé ça s’est jamais arrivé dans l’histoire de l’Algérie indépendante qu’un ministre de la justice reste même pas un trimestre à la tête de ce ministère très sensible ? Donc propose une autre solution, une autre issue à ce à cette à cette histoire. Il dit “Ne vous inquiétez pas, je vais voir avec le ministre de la justice pour comprendre ce qui s’est passé.

 Peut-être c’est un malentendu, peut-être c’est une manipulation, peut-être c’est une erreur de tir et cetera. Nous allons corriger la situation.” Et pour calmer Tarq Barbi, Boem Boem, il propose d’organiser une cérémonie inédite, une action inédite pour démontrer à l’opinion publique nationale et pour expliquer à toutes les composants du régime qu’ BI est un homme important pour la présidence.

 Qu’est-ce qu’il propose ? Il propose d’organiser en urgence une cérémonie pour au cours de laquelle Abdul Majid Teboun va discerner une médaille, la fameuse médaille de mérite à son ministre de l’habitat Tarq Baribi. La cérémonie a été bel et bien organisée le 9 février, quelques jours après cet incident, le 9 février 2025, Talk Baribi a été effectivement décroché décroché a été décoré pardonz-moi, il a été décoré par le président de la MB qui l’a honoré de la célèbre et fameuse médaille du mérite Elir, délivré normalement par la présidence algérienne uniquement à des

personnalités méritantes ou à des personnalités qui ont apporté, qui ont contribué au développement du pays ou qui ont importé une grande valeur ajoutée à l’Algérie ou qui ont consenté à des sacrifices ayant permis à l’Algérie de progresser, de se protéger ou de se développer. La cérémonie a été organisée et T Bbi a reçu tous les honneurs.

C’est lui qui a insufflé cette idée Abdidun pour à la fois mettre en valeur Talibi et pour signifier à toute l’Algérie et pour dire à toute l’Algérie m’ protégé, je suis content de son bilan c’est l’un des chefs d’orchestre de ma politique ambitieuse dans le pays et personne ne doit toucher à T Bilbi. T Bilbi se calme, il est rassuré, son angoisse finit par disparaître et il reprend confiance en lui-même.

 Sauf que en attendant bon il appelle il contacte l’ boujama ministre de la justice lui dit mais que se passe-t-il qu’est-ce que tu as fait l’ boujem il dit tout bêtement je n’ai je vais m’informer je suis là que depuis 2 mois je vais essayer de comprendre en réalité qu’est-ce qui s’est passé un rapport de l’inspection générale des finances au niveau du ministère des finances avait enquêté sur des affaires, sur des projets des chantiers qui ont été lancés ou qui ont été supervisés ou dirigés par le ministère de l’habitat parmi lesquels

des stades de foot football comme le stade de Barqué ou de Dra. Les JF, l’inspection générale des finances qui est un corps, ce n’est pas une police, ce n’est pas un service de sécurité, ce n’est pas un service judiciaire, c’est un service de contrôle de l’util et de la comptabilité de l’État et de l’argent public et et des budgets des financements publics qui sont accordés à toutes les institutions de l’État.

 Les JF, elles fait des rapports en et des enquêtes chiffrées, détaillées et elle identifie les anomalies, elle identifie les euh les dysfonctionnements. Et s’il y a des dérives ou des dérapages qui sont du point de vue des enquêteurs des inspecteurs de l’GF qui relèvent du pénal, qui relève non pas du de l’erreur de gestion mais des soupçons potentiels de détournement.

 s’il y a par exemple des trous au niveau de la comptabilité, s’il y a des déficits qui sont anormalement expliqués ou s’il y a de l’argent qui disparaît de des caisses de certains institution de l’État et ben l’F euh saisit directement la justice. Le rapport de l’GF est parvenu à LF Boujama quand il était ministre de la justice et dès qu’il boua a directement demander a envoyé ce rapport avec une note au tribunal de S Mohammed au niveau du pôle économique et financier de tribunal pénal le pôle pénal des affaires spécialisant les

affaires économiques et financières au tribunal de S Mohammed en leur demandant d’ouvrir une enquête. L’information est parvenue très rapidement à Tabi qui se sentait menacé et qui a pensé qu’il était victime d’une conspiration d’un complot. Pourquoi T B à l’époque il a pensé cela ? Parce que Tibi ne s’entend pas du tout avec Bam Bam.

 Talk BI et Bam Boam sont deux personnalités qui qui se détestent qui ne s’aiment pas qui ne s’apprécient pas. Bo a toujours essayé d’écarter Taribi du cercle restreint de de la du président Abdid Tun et Tar Baribi a toujours essayé de contrecarrer l’influence de Boem Boem sur le président Abdid Tboun. Sauf que Teboun tient à Baribi comme il tient Boem Boem.

Donc il a toujours arbitré de façon harmonieuse pour ne pas laiser ces deux collaborateurs en essayant d’assurer leur coexistence entre guillemets pacifique. Bouam Bam donc c’est lui qui a comploté contre Balibi en instrumentalisant L boujah. Vous devinez bien que l’ Bjama n’aurait jamais pu sans la bénédiction d’un haut responsable de la présidente de la République demander un juge de tribunal de S Mohammed donc qui était sur un ministre en fonction notamment le ministre le plus le préféré le plus proche de T de de Abdid Tboun. Je

rappelle que Tar Bibi n’est vraiment est vraiment très proche de Abdid Tboun et ce depuis bien avant l’arrivée au pouvoir de Abdid Tebun. Tarbi Abdid Tun se connaissent depuis 2015. Entre 2015 à 2017, Talk Bibi a travaillé comme patron de l’Agence nationale de l’amélioration développement du logement, la fameuse ADN.

 Il a été l’un des collaborateurs directs et l’un des collaborateurs aussi loyaux de Abdid Tbun. Quand Abdid Tebun dirigeait le ministère de l’habitat de 2012 à 2017. Talk Bibbi a fait toute sa carrière dans le secteur de l’habitat. Il a côtoyé Abdidon pendant de très nombreuses années et c’est comme ça qu’ils sont devenus extrêmement proches.

D’ailleurs, dès son arrivée au pouvoir euh dès son arrivée au palais présidentiel, Abdul Majid Tbun réabilit Baribi. Tar Bilaribi après le après la traversée du désert de Tboun entre 2017 et 2019, il avait été totalement éjecté. Il a même été dans le viseur. Il aurait pu même être emprisonné quand une campagne antiboun avait été lancée par l’ancien régime de Boutfik sous la coupe de Said Boutfika, le puissant conseiller frère de du défunt président déchu Abdaziz Boutfli.

 Donc dès son arrivée au pouvoir, Abdul Majid Tebun va réhabiliter Tarbi pour lui renvoyer l’ascenseur, pour le remercier pour sa fidélité et pour sa loyauté. Il va le nommer d’abord à la tête de l’ADL en 2020 en janvier 2000 en janvier 2020 avant de le promouvoir très rapidement en février 2021 à la tête du ministère de l’habitat et de l’urbanisme.

D’ailleurs, Dar Baribi est l’un des rares ministres qui sont encore aujourd’hui en pouvoir depuis 2021 alors que plusieurs ministres en Algérie sous l’gé de Tboun ne restent pas plus d’une année ou une année et demi, voire moins d’une année pour certains voire même 6 mois pour certains dans leur poste dans leur fonction respective.

 T B lutte contre Balam Bam a failli laisser des plumes. Balam Balam donc il a été étonné, il a il s’attendait pas ce que Tal Bibbi fasse une entrée euh cavalière directement chez Teboun pour lui raconter tout ce qu’il sait sur le bout et pour se plaindre au prun. Donc pour sauver les meubles et pour sauver la face, Boem Boam et l’ Bjama vont s’acharner sur un juge, un juge un petit pion qui a été utilisé au niveau tribunal de Sid Mohammed pour mener l’enquête euh au niveau du pôle économique et financier euh du tribunal

de Sid Mohammed. Il a été donc limogé, il a été sanctionné. On lui a changé de poste et on a fait croire donc à Balib Abd que tout est réglé que rien ne que rien ne va se passer dans l’enquête contre Taler Baribi que le pôle pénal économique et financé Mohammed ne va pas n’osera jamais formuler la moindre la moindre accusation ou la moindre mise en cause à l’encontre de Tarq Baribi.

 La situation donc se calme. content de récupérer sa médailleir la médaille du mérite. Balam boam, il va sauver la phase, il va sauver les meubles puisquil a convaincu Abdid de ne pas lui manger bj et de le garder. Et c’est comme ça que le ministre de la justice boua, il a eu le droit à un surcil.

 Il est resté encore une fois au pouvoir en exécutant en étant avoir été après avoir été protégé minutieusement par son parrain euh Boulin Bin. Cette histoire va laisser énormément de dégâts au niveau du palais présidentiel Moradia puisque ça a été la démonstration claire, nette et précise que la justice en Algérie, elle est instrumentalisée politiquement et que les juges et le ministre de la ministre de la justice sont tout simplement des pions utilisés par le clan te boun pour leurs agendas personnels pour leur considération individualiste et pour leurs ambitions

égocentriques. Cette histoire va ouvrir par la suite la porte à un autre scandale qui s’appelle le scandale de l’ancien d’Alger, l’ancien consul général d’Algérie en France, Addou, Mohammed Kabir Addou dont nous allons vous parler dans une prochaine émission. Nous préférons vous laisser euh digérer d’abord ces révélations croustillantes qui encore une fois dévoilent les coulisses interdites de la présidence algérienne où l’intérêt général du pays n’est pas du tout une priorité où seules les affinités personnelles et les

amitiés et les intérêts individuels primment au-dessus de tout l’intérêt général d’un pays de presque 50 millions d’habitants.

Le 25 janvier 2009, le paysage musical français perdait l’une de ses figures les plus solaires et généreuses. Gérard Blanc, l’emblématique leader du groupe Martin Circus et interprète inoubliable du tube intergénérationnel Une autre histoire, s’éteignait brusquement à l’âge de 61 ans. Si l’annonce de sa disparition avait à l’époque suscité une immense vague d’émotion, personne n’aurait pu soupçonner le secret vertigineux qui entourait ses derniers instants. Ce n’est que des années plus tard que la vérité a éclaté, révélant un scénario que même les auteurs de fictions les plus sombres n’auraient pu imaginer : son épouse, Brigitte Skiavi-Blanc, a conservé le corps du chanteur à leur domicile parisien pendant neuf jours avant de permettre son inhumation.

Ce récit nous plonge dans les méandres d’un amour si fusionnel qu’il a tenté de défier les lois de la biologie et de la société. Pour comprendre cet acte hors norme, il faut remonter à cette soirée fatidique de janvier où tout a basculé. Gérard Blanc, bien que déjà fragilisé par une alerte cardiaque survenue quelques mois plus tôt, semblait pourtant sur le chemin de la guérison. Il fourmillait de projets, préparait son retour sur scène et savourait chaque instant auprès de Brigitte, son épouse, son agent et son roc depuis des décennies. Rien ne laissait présager que le rideau allait tomber de manière aussi brutale.

Victime d’une hémorragie cérébrale foudroyante, l’artiste s’effondre soudainement. Il rend son dernier soupir dans les bras de celle qui partageait sa vie et ses rêves. Pour Brigitte, l’instant est d’une violence inouïe. La mort n’est pas seulement une fin clinique ; c’est une déchirement de l’âme. Dans l’état de choc profond qui suit ce décès, Brigitte prend une décision qui va sidérer l’opinion publique : elle refuse que les pompes funèbres emmènent Gérard. Elle veut rester avec lui, encore un peu, pour apprivoiser l’inacceptable.

Gérard Blanc, mort dans les bras de sa femme Brigitte : elle a gardé le  corps 9

Pendant neuf jours, le temps s’est arrêté dans leur appartement. Le titre choc qui a circulé par la suite — “Gérard Blanc, mort dans les bras de sa femme Brigitte : elle a gardé le corps 9 jours à la maison !” — ne rend pas compte de la complexité psychologique de cette période. Brigitte Skiavi-Blanc a instauré un dialogue post-mortem avec son mari. Elle raconte avoir installé Gérard confortablement, l’avoir soigné et veillé avec une dévotion absolue. Pour rendre cette cohabitation possible et respecter les conditions d’hygiène nécessaires, elle a fait appel à des soins de thanatopraxie. Son appartement s’est transformé en un sanctuaire privé, loin du regard froid de l’administration et des morgues impersonnelles.

Ce face-à-face macabre n’était pas un acte de folie au sens psychiatrique, mais plutôt une manifestation extrême d’un besoin viscéral de transition. Brigitte ne pouvait concevoir que l’homme de sa vie devienne, en une fraction de seconde, un simple dossier administratif ou un corps froid destiné à un tiroir réfrigéré. Ces neuf jours furent, selon ses dires, une “période de grâce”. Elle lui a parlé, a écouté ses disques, a pleuré et lui a murmuré tout ce qu’elle n’avait pas eu le temps de dire avant que l’hémorragie ne l’emporte. C’était un tunnel entre la vie et l’éternité, une veillée funèbre d’une intensité mystique.

15 ans après sa mort, sa femme raconte Gérard Blanc intime - ICI

Lorsque Brigitte a fini par révéler ce secret dans les médias, les réactions ont oscillé entre une compassion bouleversée et un effroi profond. Pour certains, cet acte symbolise l’amour ultime, celui qui refuse de se soumettre à la finitude et qui cherche à protéger le défunt jusqu’au dernier moment possible. Pour d’autres, l’idée de cohabiter avec un cadavre pendant plus d’une semaine relève d’un trouble du deuil inquiétant, voire d’une dérive morbide. Pourtant, Brigitte assume tout. Elle explique que ce temps lui était physiologiquement et psychologiquement nécessaire pour ne pas sombrer elle-même. C’était sa manière à elle de “faire le pont” entre leur vie commune et sa future existence de veuve.

L’aspect technique et légal de cette situation interpelle également. En France, le délai légal pour une inhumation est normalement de six jours maximum. Maintenir un corps à domicile pendant neuf jours est une situation exceptionnelle qui nécessite des dérogations et des soins spécifiques très encadrés. Brigitte a géré cette logistique dans le plus grand secret, protégeant sa bulle d’intimité jusqu’au bout, avant que la réalité administrative ne finisse par la rattraper, l’obligeant à laisser le cercueil se refermer définitivement au cimetière du Père-Lachaise.

Aujourd’hui encore, Brigitte Skiavi-Blanc continue de porter l’héritage de Gérard Blanc. Elle gère son catalogue, publie des rééditions et veille à ce que la voix du Martin Circus ne s’éteigne jamais. Mais l’ombre de ces neuf jours de janvier 2009 plane éternellement sur sa vie. Cet acte de résistance contre la mort reste l’un des épisodes les plus étranges, les plus choquants et pourtant les plus poignants de l’histoire des célébrités françaises.

L’histoire de Gérard Blanc ne s’est pas achevée le soir de son décès. Elle s’est prolongée dans le silence d’une chambre à coucher parisienne, portée par une femme qui ne pouvait se résoudre à l’oubli immédiat. Ce récit troublant nous interroge tous sur notre propre rapport à la perte : jusqu’où irions-nous par amour pour retenir, ne serait-ce qu’une seconde de plus, l’image et la présence de celui qui s’en va ? Gérard Blanc chantait “C’est une autre histoire”, et celle de sa fin fut, sans aucun doute, la plus singulière de toutes.

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