Affaire Nahel : rebondissement dans l’affaire, sa famille sous le choc – Vie Pratique Féminin

Mis à jour le 23/09/25 à 10:29Par La rédaction Vie Pratique
Chamboulement dans l’affaire Nahel ! Ce mardi 4 mars, le parquet
de Nanterre a requis un procès pour meurtre à l’encontre du
policier qui a tiré sur le jeune homme le 27 juin.
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1/10 L’affaire Nahel
Le 23 juin, un jeune adolescent de 17 ans a été tué à Nanterre
lors d’un contrôle routier. Souvenez-vous, des passants avaient
réussi à filmer la scène. On pouvait voir sur les images, un des
policiers sortir son arme, avant d’ouvrir le feu sur
l’adolescent.
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2/10 Le policier assure avoir agi
dans la légitime défense
Le policier, en donnant sa version a expliqué être dans son bon
droit. Il a en effet assuré que Nahel avait tenté de foncer avec sa
voiture sur le fonctionnaire. Un témoignage qui a été réfuté par
les deux passagers présents dans le véhicule.
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3/10 De nombreuses émeutes en
France
Florian M a ensuite été mis en examen pour homicide volontaire
et placé en détention provisoire. Il a finalement été remis en
liberté quelques mois plus tard. La mort de Nahel a provoqué de
nombreuses émeutes dans tout le pays. Cette affaire a relancé le
débat sur les violences policières en France, et notamment la
question du racisme.
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4/10 Un procès pour le
policier
Ce mardi 4 mars 2025, il y a eu du rebondissement dans
l’affaire. Le parquet de Nanterre a en effet requis un procès pour
meurtre à l’encontre du policier qui a tiré sur Nahel en 2023. Que
va-t-il se passer pour la suite ?
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5/10 Coupable de meurtre ?
Pour ce procès, deux qualifications sont possibles. Il y a le
meurtre qui suppose que l’auteur des faits a eu l’intention de
tuer la victime. Mais il y a aussi celle des violences
volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Cette différence réside dans l’état d’esprit de l’auteur.
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6/10 Les magistrats vont étudier
les éléments
Pour faire la différence, les magistrats s’appuient alors sur
des éléments matériels comme les circonstances de commission des
faits, la nature des violences (avec ou sans arme), les zones du
corps visées (vitales ou non), etc. Les propos de Florian M. dans
son réquisitoire définitif n’ont pas convaincu le parquet.
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7/10 Le policier connaissait les
conséquences de son tir
Il est indiqué que le policier « n’a pas hésité à faire
usage d’une arme dont il connaissait parfaitement la portée
dangereuse, voire létale » et ce « à très faible
distance ». Il note qu’« un tir à travers le pare-brise
exposait nécessairement les parties vitales du corps de la victime,
de sorte que le policier, par ce tir, ne pouvait ignorer qu’il
exposait Nahel à la mort ».
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8/10 Un comportement non
justifié
Il note aussi que « si l’objectif de Florian M. était
exclusivement d’empêcher le conducteur de redémarrer, il lui était
possible de tirer sur le capot ou les pneus du véhicule ». En
revanche, le parquet a reconnu « le comportement
particulièrement dangereux » de Nahel lors de la
course-poursuite qui a précédé.
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9/10 Un mauvais jugement
Toutefois, il ajoute qu’ « au moment précis des faits, alors
que son véhicule était bloqué dans le flot de la circulation et
même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il a présenté
un danger immédiat pour la vie de Florian M. ou celle de son
collègue ».
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10/10 Le policier pourrait faire
de la prison
De plus, « Florian M., au moment du tir, ne pouvait
anticiper la trajectoire future du véhicule, nonobstant le périple
antérieur ayant pu lui laisser penser que Nahel finirait par
provoquer un accident ». De ce fait, le policier ne peut
pas utiliser la légitime défense. Florian M. encourt jusqu’à 20 ans
de prison.